Interférences
Une des choses que l'on recherche en allant chez un médecin c'est certes l'efficacité des soins prodigués, mais également une certaine qualité d'écoute, d'empathie... de rencontrer un être humain, quoi! quelqu'un qui écoute, essait de comprendre sans juger, de comprendre comment le patient fonctionne avec son affection quelle qu'elle soit.
Un hic, ça demande une certaine liberté, disponibilité d'esprit de la part du médecin. ... finalement à la réflexion, une grande disponibilité.
Je le ressens tellement en ce moment. Je me sens tellement à des kilomètres de ce que je devrais faire ou être.
De l'hurluberlu qui a insisté pour venir me parler de ses cors au pieds un certain mardi après midi, ou abattue par la disparition d'une petite poupée blonde, j'avais indiqué aux gens de la salle d'attente que je n'étais pas en état d'assurer autre chose que les soucis urgents ne pouvant attendre le lendemain parce qu'un proche était décédé, à celle qui venait pour un arrêt de travail plus que justifié, mais qui a malheureusement tourné trop longtemps autour du pot avant de me dire les raisons profondes de sa demande ( j'ai présenté mes excuses qu'elle a acceptées, mais je m'en veux encore)...
il y avait bien une raison pour qu'il reste qd mm, avec ses cors aux pieds... même si je garde la sensation que non...
Depuis d'autres événements ont fait que "mes absences" me sautent à la tête
Et ce samedi matin tout récent, ou assise dans mon fauteuil devant le PC, je me suis trouvée incapable de me lever pour aller accueillir les gens en salle d'attente... les pieds lourds vissés au sol, la tête vide, la sensation de bord de gouffre, de chute imminente, rien à l'idée d'entendre se déverser un flot de plaintes aussi diverses que variées... qui m'écoute moi? mes soucis sont à 3000 lieues d'un cors au pied ou d'orteils qui restent froids depuis un an chez une jeune fille sans troubles vasculaires...
Une fois décidée à y aller, les 2 premières personnes m'ont convaincues que je n'y arriverais pas ce jour là. Pas du tout.
J'ai fermé le cabinet, suis rentrée chez moi par des chemins très détournés...
Une autre personne que moi,(qu'un médecin?) devrait être en arrêt...
je ne peux pas...
je ne me voies pas contacter le médecin que je remplace et les autres pour dire "bon je m'arrête..."
je ne peux pas fermer le cabinet, j'ai des gens à surveiller, soigner autant que faire ce peut... c'est inscrit qq part dans ma tête...
je ne peux pas rester à la maison à me morfondre, il faut que je bouge... accessoirement que je gagne ma vie.
j'ai toujours eu du mal à signer les arrets maladies... c'est pire ces jours-ci.
Comment font les psy? écouter tout et n'importe quoi sortir de la bouche de gens aussi divers que variés... ils ont quoi comme trucs pour se vider la tête avant d'aller travailler???
je suis tellement fatiguée...
Un hic, ça demande une certaine liberté, disponibilité d'esprit de la part du médecin. ... finalement à la réflexion, une grande disponibilité.
Je le ressens tellement en ce moment. Je me sens tellement à des kilomètres de ce que je devrais faire ou être.
De l'hurluberlu qui a insisté pour venir me parler de ses cors au pieds un certain mardi après midi, ou abattue par la disparition d'une petite poupée blonde, j'avais indiqué aux gens de la salle d'attente que je n'étais pas en état d'assurer autre chose que les soucis urgents ne pouvant attendre le lendemain parce qu'un proche était décédé, à celle qui venait pour un arrêt de travail plus que justifié, mais qui a malheureusement tourné trop longtemps autour du pot avant de me dire les raisons profondes de sa demande ( j'ai présenté mes excuses qu'elle a acceptées, mais je m'en veux encore)...
il y avait bien une raison pour qu'il reste qd mm, avec ses cors aux pieds... même si je garde la sensation que non...
Depuis d'autres événements ont fait que "mes absences" me sautent à la tête
Et ce samedi matin tout récent, ou assise dans mon fauteuil devant le PC, je me suis trouvée incapable de me lever pour aller accueillir les gens en salle d'attente... les pieds lourds vissés au sol, la tête vide, la sensation de bord de gouffre, de chute imminente, rien à l'idée d'entendre se déverser un flot de plaintes aussi diverses que variées... qui m'écoute moi? mes soucis sont à 3000 lieues d'un cors au pied ou d'orteils qui restent froids depuis un an chez une jeune fille sans troubles vasculaires...
Une fois décidée à y aller, les 2 premières personnes m'ont convaincues que je n'y arriverais pas ce jour là. Pas du tout.
J'ai fermé le cabinet, suis rentrée chez moi par des chemins très détournés...
Une autre personne que moi,(qu'un médecin?) devrait être en arrêt...
je ne peux pas...
je ne me voies pas contacter le médecin que je remplace et les autres pour dire "bon je m'arrête..."
je ne peux pas fermer le cabinet, j'ai des gens à surveiller, soigner autant que faire ce peut... c'est inscrit qq part dans ma tête...
je ne peux pas rester à la maison à me morfondre, il faut que je bouge... accessoirement que je gagne ma vie.
j'ai toujours eu du mal à signer les arrets maladies... c'est pire ces jours-ci.
Comment font les psy? écouter tout et n'importe quoi sortir de la bouche de gens aussi divers que variés... ils ont quoi comme trucs pour se vider la tête avant d'aller travailler???
je suis tellement fatiguée...
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