Agression
En 2006, on a recensé 518 déclarations d'agression de médecins en France. En 2007: 837; en 2008 : 535.
Il semble y avoir une baisse... mais elle est probablement plus lié à une carence de déclaration à l'observatoire du conseil de l'ordre, qu'à une augmentation de la sécurité des professionnels de santé.
Il semble que les généralistes en 2008 soient une cible de choix...
Agression verbale, vol/hold up, agression de personne travaillant au cabinet,vandalisme et aggression physique en ordre décroissant de fréquence.
Les motifs vont du temps d'attente trop long (8 à 12% entre 2003 et 2008), le vol/tentative de vo l(3 à 9%), le refus de prescription (5 à 11%). Dans environ 25% des cas, le médecin ne voit pas de raison... mais on retrouve aussi la remise en question de l'autorité du médecin, le refus de délivrer un arrêt de travail, un certtificat, le refus de payer aussi...
Dans un cas sur 10, il y a eu ITT,
Dans 44% des cas en 2008, le médecin n'a pas donné de suite juridique, 37% ont déposé plainte (en cas de vandalisme, vols, aggression physique), 14% n'ont déposé qu'une main courante ( action la plus courante en cas d'agression verbale)
synthesesecuritedesmedecins2008.pdf
"Pour sa part, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) préconise la plus grande fermeté et le dépôt systématique d’une plainte, même en cas d’agression verbale et d’atteinte aux biens : les insultes et menaces aux professionnels de santé constituent un délit pénal. La main courante est parfaitement inutile."
Conseil national de l'ordre des médecins
Dommage en aout je n'avais pas lu tout ça...
Mi aout, je reçois un patient que je ne connais pas très bien, parce qu'il y a peu de temps qu'il est suivi dans ce cabinet, de gros soucis psychiatriques, une liste de médicaments à rallonge, un suivi en service spécialisé régulier, mais le renouvellement ce fait au cabinet. Il est dehors.... il est supposé pouvoir y rester...
Un grand échalas, tiré à 4épingles... ce qui jure un peu avec sa plaie de l'arcade sourcillère...
Il veut savoir pourquoi ses médicaments ne lui sont délivrer en officine qu'une fois par semaine. Evidement soit il deale, soit il surconsomme... comment lui essspliquer tout ça sans le froisser...
J'y arrive, j'en suis la première surprise...
Il veut savoir comment on peut faire pour qu'on lui laisse un peu plus de liberté, parce qu'il n'est ni délinquant, ni violent, ni...ni... ni... Mmmmh, je suis remplaçante, pas idiote... Ok on va la jouer bébête... pas possible, ya que le psychiatre qui le suit ou son médecin traitant en personne qui peut le faire...(ouh la menteuse!).
Mais pourquoi veut il donc que cette situation qui dure depuis qq mois, si j'en crois son dossier, change là,maintenant??? Ben parce qu'il veut partir en vacances, que c'est pas simple en étant ligoté à une pharmacie...
En parlant de dossier, je voies qu'on lui a fait 2 ordo très proches de son somnifère préféré, 2 boites ( soit un mois de ttt) dernière ordo remontant à 10 jours ( soit encore 20 jours à la bonne poso)... il avait perdu l'ordo initiale... ok... je continue sur ma lancée bébête...
En discutant, il me dit partir samedi pour 5-6 jours du coté de Lyon avec des potes en voiture, et la délivrance, c'est le samedi, justement. Merveilleux, ...il va à la pharmacie samedi à la première heure, et il part ensuite!
Il quitte le cabinet,après que j'ai prescris qq bricoles pour sa plaie suturée, mais moche...
Samedi matin, pas de secrétaire, comme tous les samedis. Une voix qui claque dans la salle d'attente, que j'entends malgré 2 cloisons et un sécrétariat entre la dite salle et mon cabinet... il est revenu... et il n'a pas l'air content. Pas le temps d'entrer dans le bureau, il me prends à partie dans l'entrée du secrétariat ( à portée d'oreille et d'yeux du pateint suivant)
Il veut savoir pourquoi on ne lui donne pas ses médicaments... ben peut être que c'est pas le bon jour... si mais il part 15 jours, on ne lui donne que 7 jours...ce qui n'est pas la même chose que 3 jours plus tot. Il a besoin du somnifère pour partir. Je ne peux pas lui represcrire, je lui explique calmement... toujours à proximité de la salle d'attente... il sort en claquant la porte.
J'en termine avec le suivant... et pas tranquille... j'appelle Chéri... sauf que Chéri n'est pas au bout de son téléphone... cool...
30 minutes plus tard, je suis en consultation avec une ptite dame, il y a un papa avec sa petite fille en salle d'attente, on frappe à la porte... un instant je me dis que Chéri a enfin eu le message!!! Sauf qu'en allant à la porte j'aperçois un morceau de bras de chemise... et c'est pas une chemise que porterait Chéri, mais l'échalas du matin... oui.
Si il n'y avait pas eu cette petite fille en salle d'attente, j'aurais tourné les talons et juste fermé la porte d'accès à la salle d'attente... mais je ne voudrais pas qu'il l'effraie. J'ouvre la porte... et suis accueillie par un "Je vous emmerde!!!" sonore... soit... Avant que j'ai le temps de répondre, j'ai surtout le temps d'apercevoir un poing qui se lève et.... s'abat sur la porte en PVC que je lui claque à la figure! Elle se ferme à clés de façon automatique, je rabats le papa et sa fille dans le secrétariat apres avoir tout bouclé... et je réponds à Chéri qui a enfin reçu mon message... Il rapplique qq minutes plustard, le temps que je finisse ma matinée.
En sortant, je file à la gendarmerie... Grosse erreur de ma part, j'annonce que je sais déjà que ne m'ayant pas touchée, et n'ayant pas laiss de trace sur la porte en PVC, il est inutile de déposer plainte, que je viens leur signaler le comportement de ce monsieur,et que je viens voir ce qu'il est possible de faire pour qu'il ne revienne plus...
Il n'est effecivement pas nécessaire de porter plainte , ya pas de dégats... "et pis vous ne travailez pas cet après-midi, il ne vous embetera plus..."
Aujourd'hui non...mais la semaine prochaine????
Ils font une main courante...
Pour la petite histoire, j'apprends dans la journée qu'il a été interpellé et relaché ensuite, le temps qu'il se calme, après avoir transformé une boutique en basard... il faudrait que les médecins soient compréhensifs, il ne veut que dormir le pauvre...
Docteur en Médecine ... c'est ce qui est écrit sur mon diplome... pas dealer...
J'aurais du porter plainte, insister pour le faire si nécessaire...
Consignes à la secrétaire la semaine suivante... ne pas le laisser entrer dans le secrétariat si elle est seule, laisser la porte de la salle d'attente ouverte. et idem s'il veut me voir... toutes les portes ouvertes... et on appelle la gendarmerie au moindre haussement de ton... ça et pis une lacrymo planquée sur le bureau...
A la fin de la page du dernier lien ci dessus il est écrit :
"Développer la prévention
Le Cnom met à disposition de tous les médecins, depuis juin 2005, un livret de sécurité qui, élaboré avec les services du ministère de l’Intérieur, contient des conseils et des renseignements utiles. (...) . Compte tenu des résultats de l’Observatoire, nous allons aussi demander au gouvernement de renforcer la coopération entre la police, la gendarmerie et le corps médical, afin que les médecins bénéficient de correspondants à l’écoute de leurs difficultés. (...). "
...
Il semble y avoir une baisse... mais elle est probablement plus lié à une carence de déclaration à l'observatoire du conseil de l'ordre, qu'à une augmentation de la sécurité des professionnels de santé.
Il semble que les généralistes en 2008 soient une cible de choix...
Agression verbale, vol/hold up, agression de personne travaillant au cabinet,vandalisme et aggression physique en ordre décroissant de fréquence.
Les motifs vont du temps d'attente trop long (8 à 12% entre 2003 et 2008), le vol/tentative de vo l(3 à 9%), le refus de prescription (5 à 11%). Dans environ 25% des cas, le médecin ne voit pas de raison... mais on retrouve aussi la remise en question de l'autorité du médecin, le refus de délivrer un arrêt de travail, un certtificat, le refus de payer aussi...
Dans un cas sur 10, il y a eu ITT,
Dans 44% des cas en 2008, le médecin n'a pas donné de suite juridique, 37% ont déposé plainte (en cas de vandalisme, vols, aggression physique), 14% n'ont déposé qu'une main courante ( action la plus courante en cas d'agression verbale)
synthesesecuritedesmedecins2008.pdf
"Pour sa part, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) préconise la plus grande fermeté et le dépôt systématique d’une plainte, même en cas d’agression verbale et d’atteinte aux biens : les insultes et menaces aux professionnels de santé constituent un délit pénal. La main courante est parfaitement inutile."
Conseil national de l'ordre des médecins
Dommage en aout je n'avais pas lu tout ça...
Mi aout, je reçois un patient que je ne connais pas très bien, parce qu'il y a peu de temps qu'il est suivi dans ce cabinet, de gros soucis psychiatriques, une liste de médicaments à rallonge, un suivi en service spécialisé régulier, mais le renouvellement ce fait au cabinet. Il est dehors.... il est supposé pouvoir y rester...
Un grand échalas, tiré à 4épingles... ce qui jure un peu avec sa plaie de l'arcade sourcillère...
Il veut savoir pourquoi ses médicaments ne lui sont délivrer en officine qu'une fois par semaine. Evidement soit il deale, soit il surconsomme... comment lui essspliquer tout ça sans le froisser...
J'y arrive, j'en suis la première surprise...
Il veut savoir comment on peut faire pour qu'on lui laisse un peu plus de liberté, parce qu'il n'est ni délinquant, ni violent, ni...ni... ni... Mmmmh, je suis remplaçante, pas idiote... Ok on va la jouer bébête... pas possible, ya que le psychiatre qui le suit ou son médecin traitant en personne qui peut le faire...(ouh la menteuse!).
Mais pourquoi veut il donc que cette situation qui dure depuis qq mois, si j'en crois son dossier, change là,maintenant??? Ben parce qu'il veut partir en vacances, que c'est pas simple en étant ligoté à une pharmacie...
En parlant de dossier, je voies qu'on lui a fait 2 ordo très proches de son somnifère préféré, 2 boites ( soit un mois de ttt) dernière ordo remontant à 10 jours ( soit encore 20 jours à la bonne poso)... il avait perdu l'ordo initiale... ok... je continue sur ma lancée bébête...
En discutant, il me dit partir samedi pour 5-6 jours du coté de Lyon avec des potes en voiture, et la délivrance, c'est le samedi, justement. Merveilleux, ...il va à la pharmacie samedi à la première heure, et il part ensuite!
Il quitte le cabinet,après que j'ai prescris qq bricoles pour sa plaie suturée, mais moche...
Samedi matin, pas de secrétaire, comme tous les samedis. Une voix qui claque dans la salle d'attente, que j'entends malgré 2 cloisons et un sécrétariat entre la dite salle et mon cabinet... il est revenu... et il n'a pas l'air content. Pas le temps d'entrer dans le bureau, il me prends à partie dans l'entrée du secrétariat ( à portée d'oreille et d'yeux du pateint suivant)
Il veut savoir pourquoi on ne lui donne pas ses médicaments... ben peut être que c'est pas le bon jour... si mais il part 15 jours, on ne lui donne que 7 jours...ce qui n'est pas la même chose que 3 jours plus tot. Il a besoin du somnifère pour partir. Je ne peux pas lui represcrire, je lui explique calmement... toujours à proximité de la salle d'attente... il sort en claquant la porte.
J'en termine avec le suivant... et pas tranquille... j'appelle Chéri... sauf que Chéri n'est pas au bout de son téléphone... cool...
30 minutes plus tard, je suis en consultation avec une ptite dame, il y a un papa avec sa petite fille en salle d'attente, on frappe à la porte... un instant je me dis que Chéri a enfin eu le message!!! Sauf qu'en allant à la porte j'aperçois un morceau de bras de chemise... et c'est pas une chemise que porterait Chéri, mais l'échalas du matin... oui.
Si il n'y avait pas eu cette petite fille en salle d'attente, j'aurais tourné les talons et juste fermé la porte d'accès à la salle d'attente... mais je ne voudrais pas qu'il l'effraie. J'ouvre la porte... et suis accueillie par un "Je vous emmerde!!!" sonore... soit... Avant que j'ai le temps de répondre, j'ai surtout le temps d'apercevoir un poing qui se lève et.... s'abat sur la porte en PVC que je lui claque à la figure! Elle se ferme à clés de façon automatique, je rabats le papa et sa fille dans le secrétariat apres avoir tout bouclé... et je réponds à Chéri qui a enfin reçu mon message... Il rapplique qq minutes plustard, le temps que je finisse ma matinée.
En sortant, je file à la gendarmerie... Grosse erreur de ma part, j'annonce que je sais déjà que ne m'ayant pas touchée, et n'ayant pas laiss de trace sur la porte en PVC, il est inutile de déposer plainte, que je viens leur signaler le comportement de ce monsieur,et que je viens voir ce qu'il est possible de faire pour qu'il ne revienne plus...
Il n'est effecivement pas nécessaire de porter plainte , ya pas de dégats... "et pis vous ne travailez pas cet après-midi, il ne vous embetera plus..."
Aujourd'hui non...mais la semaine prochaine????
Ils font une main courante...
Pour la petite histoire, j'apprends dans la journée qu'il a été interpellé et relaché ensuite, le temps qu'il se calme, après avoir transformé une boutique en basard... il faudrait que les médecins soient compréhensifs, il ne veut que dormir le pauvre...
Docteur en Médecine ... c'est ce qui est écrit sur mon diplome... pas dealer...
J'aurais du porter plainte, insister pour le faire si nécessaire...
Consignes à la secrétaire la semaine suivante... ne pas le laisser entrer dans le secrétariat si elle est seule, laisser la porte de la salle d'attente ouverte. et idem s'il veut me voir... toutes les portes ouvertes... et on appelle la gendarmerie au moindre haussement de ton... ça et pis une lacrymo planquée sur le bureau...
A la fin de la page du dernier lien ci dessus il est écrit :
"Développer la prévention
Le Cnom met à disposition de tous les médecins, depuis juin 2005, un livret de sécurité qui, élaboré avec les services du ministère de l’Intérieur, contient des conseils et des renseignements utiles. (...) . Compte tenu des résultats de l’Observatoire, nous allons aussi demander au gouvernement de renforcer la coopération entre la police, la gendarmerie et le corps médical, afin que les médecins bénéficient de correspondants à l’écoute de leurs difficultés. (...). "
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